Jour J

Là, je me suis dit comment cette personne pouvait-elle me connaitre, et il voudrait m’aider pourquoi ? Je ne le savais pas sur le coup, mais sans doute que ça avait un lien avec l’individu qui s’était faufilé chez moi l’autre jour et que j’essaie de fuir en cet instant même. Et dire que j’ai voulu arrêter d’être escorter ! Bref, tout en me posant ces questions, l’égarement ou même la disparition de ma valise me tourmentait encore plus. Cette valise qui me tenait tant à cœur et qui était le fond de tout mon travail j’essayais de me la mémoriser comme un photographe vu à Lausanne qui avait cette capacité à se rappeler de tout.  J’ai utiliser des subterfuge tout de même. Difficile de comprendre ce qui se cache dans le vibromasseur ou j’ai graver un code. De plus, des dossiers confidentiels y sont classés. Je n’avais pas la conscience tranquille, mais heureusement que l’ouverture de mon bagage à main était bien sécurisée. Je pense que personne ne pourra l’ouvrir avec la serrure codée de type TSA que j’y ai posée.
Mais bon, je dois aussi penser à ce que me veut ce monsieur qui semble me connaître et dont je ne me souviens pas. Qui est-il exactement et pourquoi, dès qu’il a vu ma montre, il m’a dit qu’il pouvait m’aider ? Serait-ce concernant la valise que j’ai égarée ou bien autre chose. En avançant dans le couloir du crédit populaire qui allait déménager, j’avais le cœur en chamade comme si j’avais besoin d’être électro-encéphalographiquement suivi. Mais j’ai entrepris de lui demander « s’il vous plait, vous disiez me connaître, pourrai-je savoir comment ? » Là, il s’est tourné et m’a souri un coup en me répondant « je vous emmène dans le bureau de notre responsable d’agence, il vous répondra. Ne vous inquiétez pas ! » Ne pas s’inquiéter dans ma situation, j’espère qu’il rigole.
J’ai donc suivi cette personne. Tout le long du couloir, je ne voyais que des personnes qui s’affairaient dans leur déménagement, d’autres semblaient me regarder d’un côté de l’œil. Je ne suis pas un voyant Belge tout de même ! Dans le stress je me retrouve avec des bêtes pensées racistes. Il faut que je me recentre !

Tout en s’approchant d’une porte au fond du couloir, j’étais devenu de plus en plus craintif, mais comme on dit « l’espoir est né de la crainte du lendemain. » Du coup, j’espérai aussi trouver des réponses derrière cette porte. Enfin, mon guide frappa, on ouvrit ! Une femme toute souriante me dit de m’asseoir et d’attendre un moment. Quelques minutes après, un homme dans les trentaines entra, me dit bonjour tout en me demandant si j’avais fait un bon voyage. Une expression qui se suivit par « avez-vous la valise ? »
Arrivé devant cet homme d’une trentaine d’années, la question concernant la valise que j’avais sur moi, mais que j’ai égarée, m’a mis le cœur en tambour. J’ai un peu bégayé que je n’ai pas su sortir un seul mot. Cependant, la personne avait l’air toujours souriant comme s’il comprenait ce qu’il m’arrivait. En reprenant d’un ton un peu brusque cette fois-ci, il a dit « avez-vous la valise avec vous ? » Et comme une personne qui allait subir une séance pénible électro-encéphalographiquement, j’ai pris peur et je lui ai répondu « Il n’est pas avec moi là en ce moment ! » Du coup, avec un air souriant et plutôt rassuré, il m’a répondu « c’est bien, car il faut être très prudent de nos jours et je suppose que vous l’avez mis en lieu sûr. »
Je n’ai pas su dire la vérité et je n’ai pas voulu lui dire que j’avais égaré cette chose qui semblait si précieuse pour beaucoup de gens. Mais il m’a aussi dit que par sécurité, il faut que je fasse attention au contenu de cette valise étant donné la confidentialité de certains documents qui y sont classés. Il m’a également tendu un billet d’avion et m’a dit que je devais partir à la première heure pour une destination qui allait me mener dans un pays asiatique. De là, il m’a aussi confirmé qu’il est préférable que je rencontre seul une personne à qui je devrai déposer le classeur jaune dans la mallette. Tous ses dires, comme si c’est pour avancer « sur la route, j’ai deux grands principes : prudence, prudence. »
Ceci fait, j’étais un peu embêté de ne pas avoir la valise avec moi alors que cette personne me confiait une énorme mission. Je suis ainsi sorti de son bureau. Mon guide avait disparu, mais également mon suiveur. C’était toujours le chahut dans la gare et surprise, des policiers avaient entouré une mallette égarée, c’était la mienne. En demandant à un des intervenants, j’ai dit que la valise était mienne et qu’il n’y avait pas de danger. Mais suite à cela, je fus mené dans une salle avec la mallette pour un interrogatoire et on aurait vraiment dit qu’un medium expert en divination entra au moment où je m’y attendais le moins.