Enquête

Le bagage et la valise perdue, suite
Un vieux monsieur se tenait devant moi apparemment, c’était un enquêteur. La quarantaine, les cheveux gris et la barbe de trois jours. Il me fixa quelques secondes, qui me parurent une éternité avant de me lancer : « Vous êtes dans une situation délicate, monsieur, on a du faire évacuer la gare et faire appel a une équipe de démineurs, à cause de votre belle et somptueuse valise. J’espère que vous aurez une bonne explication par rapport au fait ». J’étais dans une piètre situation, je ne pouvais rien à propos de la valise pour une raison que moi-même j’ignorais. À partir de la dernière discussion au crédit populaire, mon instinct interdit à ma bouche de ne rien dévoiler au chargé de l’enquête.

« Vous n’avez rien à prononcer ? » me lâchât-il soudainement d’une voix un peu plus pressante, qui fit bondir mon cœur. Et à ce moment, j’ai eu l’audace de lui répondre: « Suis-je un suspect ou une victime ? » « Vous n’êtes pas habitué à ce genre de lieu, peut être que votre rang au niveau de la société, ne vous en a jamais permis », me répondit-il, « Cependant, la règle est toute simple, ici c’est moi qui pose les questions et à vous de répondre, me suis bien fait comprendre ? » J’acquiesçais, mais ces mots me martelaient de l’intérieur comme s’il allait me faire une l’œsophago-gastro-duodénoscopie. Je ne savais plus vraiment où en étais-je et je me suis senti perdu quand soudain le téléphone sonna au commissariat.

Le détective répondu ! Je n’ai pu capter mon intention sur la conversation de ce dernier, tellement l’angoisse m’enfermait, comme dans une valise… « Oh la valise », elle était juste devant moi, c’était bel et bien elle, et je ne pouvais rien faire à part la regarder. Le quarantenaire posa la mallette, j’ai lu la déception sur son visage, il me dit « Vous pouvez prendre votre mallette, je vous libère, mais ce n’est que partie remise, un jour nos chemins se croiseront, je vous l’assure ». En sortant du commissariat, je me suis senti débarrassez d’un lourd poids, il faut croire qu’« a cœur vaillant rien d’impossible ». Je savais que désormais d’autres ennuis allaient me guetter.